HISTOIRE ET BLASON

Espanès est une commune rurale  d’environ 300 habitants situé dans le Lauragais (Haute-Garonne, Occitanie) d’un superficie de 350 ha.s.

Le village d’Espanès a pris vie autour du château, édifié par Pierre Delpech d’Espanès, entre 1560 et 1580.
Le blason de Pierre Delpech d’Espanès représente donc l’histoire de notre territoire. C’est un symbole familial de la famille Delpech mais pas seulement, il est la force d’une mémoire commune, celle de la fondation du village d’Espanès et de son développement. Ce blason est également présent dans la nef de l’église. C’est donc naturellement que nous nous sommes tournés vers ce blason pour représenter l’identité du village.

Dans le langage héraldique, le blason correspond à : « de gueules au chevron d’or accompagné en chef de deux soleils du même et en pointe d’un pélican avec ses petits d’argent ».
Le pélican se représente de profil, sur son aire, le vol étendu et se déchirant la poitrine avec le bec pour nourrir ses petits qui
au nombre de trois. Il serait l’emblème du dévouement le plus absolu.
Le Soleil est le symbole de la lumière, de la richesse et de l’abondance. Le Chevron est regardé comme symbole de constance et de fermeté.

Une des particularités d’Espanès se trouve aussi dans la présence d’un chateau pastellier. En 2016 la Dépêche du midi lui consacrait même un article.

La face nord du château et son échauguette. ©DDM

Dans la série des châteaux du Pastel, manquait celui d’Espanès ; son propriétaire nous en a depuis ouvert les portes.

Une remarquable allée de platanes conduit au cœur du village que forme mairie et église, et l’imposante silhouette du château et son grand parc aux arbres centenaires.

Le château, et probablement le village, doit son nom à son premier propriétaire un noble réfugié espagnol, au XIIIe siècle.

Il a été construit vers 1 560 par l’architecte D. Bachelier. Son commanditaire serait Pierre Delpuech, Capitoul en 1 554 et riche marchand ayant bâti sa fortune sur le commerce du pastel. On accède par un pont de briques à une cour intérieure très protégée qui concentre toutes les ouvertures, au milieu de cette construction en U, flanquée de 4 tours, entourée de douves sèches.

On perçoit d’emblée le caractère défensif de cette bâtisse-forteresse austère et massive par la hauteur impressionnante de ses murs et la parcimonie des ouvertures. Seules quelques bouches à feu jumelées percent les murs de briques permettant de voir arriver et de résister aux assaillants ; au XVIe siècle les guerres de religion secouaient la région, et l’insécurité régnait.

Rompant l’uniformité de la façade nord, une petite échauguette accroche le regard ; d’après le propriétaire un lieu d’aisance percé d’un simple trou. Pour affaiblir la puissance des seigneurs locaux, les tours ont été découronnées, suite au décret royal de 1626, et ce n’est qu’au XXe siècle que 3 d’entre elles ont été surélevées. A l’origine un haut mur percé d’un large portail isolait la cour de l’extérieur pour la protéger des projectiles des assaillants. Il fut abaissé au 18e pour laisser pénétrer la lumière dans cet espace clos qui comporte 5 grandes arcades soutenant à l’étage le promenoir ; une galerie au très beau plafond peint du 17e, réservée aux réceptions conduisait à la chapelle. A l’entrée subsiste un beau moulin à vent, remarquable par ses 2 escaliers tournants extérieurs, témoignant de l’existence de deux coupes de meules. L’ensemble incluait un pigeonnier seigneurial qui a été restauré.

Le château est inscrit aux Monuments historiques depuis 1990 [dû à son plafond, ndlr]. C’est aujourd’hui une propriété privée, habitée.

Espanès. L’histoire du château à découvrir.
ladepeche.fr

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